L’allongement de la durée de la retraite tel qu’il est, aujourd’hui, conçu
par le gouvernement n’est, pour le PRG, ni adapté ni acceptable.
Il n’est pas correct, en effet, de changer les règles relatives à la durée
de façon finalement autoritaire sans en mesurer les conséquences sociales
pour les salariés ni prévoir de mesures réelles de renforcement des régimes
obligatoires, y compris complémentaires…
Faut-il rappeler que la première solution est une relance de la politique de
création d’activités et d’emplois. Or aujourd’hui les PME n’ont toujours pas
bénéficié d’un plan d’action et de soutien spécifique ni pour leur ouvrir
plus largement l’accès aux marchés publics, ni pour faciliter sérieusement
la reprise d’entreprise, dont le propriétaire n’a pas de successeur, par les
salariés ou d’autres acteurs,
ni encore pour renforcer leurs liens avec la recherche.
Parallèlement l’écart entre la rémunération des actions cotées en bourse et
les salaires dans les grandes entreprises continue à s’accroître notamment
au détriment des cotisations sociales donc de la retraite.
Ensuite les substituts à ce que furent les emplois jeunes restent trop
restrictifs et confidentiels.
Enfin il paraît plus conforme à la situation, notamment :
- D’ouvrir un « droit à travailler plus longtemps » encouragé par un « bonus
» pour le salarié comme pour son entreprise ; des formules pouvant être
conçues individu par individu ou dans le cadre d’un accord collectif.
- De renforcer les possibilités de cotisation à la retraite durant les
études y compris dans le cadre des systèmes de bourses.
- D’ouvrir des passerelles entre systèmes de participation et acquisition de
points de retraite.
- D’asseoir une part des cotisations de retraites et plus largement sociales
sur la valeur ajoutée des entreprises.
Le PRG souhaite une réouverture des discussions entre le Gouvernement et les
syndicats sur ces sujets.
Jean Michel BAYLET, Président du PRG
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