Jeudi 20 septembre 2007
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Photo de la récente manifestation des
forces laïques du Havre
Victoire de la laïcité :
le Chevalier de la Barre retrouvera
bientôt droit de cité au Havre !
C'est incontestablement une belle victoire de toutes les forces laïques du Havre qui s'étaient fortement mobilisées au moment où l'actuelle municipalité avait supprimé le Cours Chevalier de la
Barre, pour lui donner le nom de Commandant Fratacchi à l'occasion de l'élargissement de la rue desservant l'immeuble de bureaux "le Colbert".
Ainsi le Conseil Municipal qui se réunira lundi 24 a inscrit à son ordre du jour (entr'autres délibérations) la dénomination de rue Chevalier de la barre à la voie située entre le quai Colbert et
la rue Charles laffitte. ( cette rue dessert le Mac do) Sans nul doute cette délibération sera adoptée et le Chevalier de la Barre retrouvera ainsi droit de cité au Havre. ( Je profite de
l'occasion pour remercier les médias d'avoir rendu compte de ces manifestations, reflets de la vie politique et philosophique au Havre)
C'est, pour les responsables du PRG que nous sommes et pour tous les militants laïcs, une grande satisfaction de voir notre action pour que vive la laïcité au Havre. Ne l'oublions pas, symbole
contre symbole, la suppression du Cours Chevalier de la Barre avait eu lieu en 2005, année du centième anniversaire de la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l'Etat !
NB : ne soyons pas dupe, l'approche des élections myunicipales est aussi l'occasion pour le Maire actuel de "ratisser" large ou si vous préférez, nous chanter le refrain
Sarkozyste de l'ouverture à la mode havraise !
Je rappelle ci-dessous l'histoire du jeune Chevalier de la Barre en reprenant le contenu de l'intervention de C. Lelièvre au nom
des groupes RCV et Socialistes au Conseil Municipal.
"En juillet 2005, le cours Chevalier de La Barre, qui
prolonge le cours de la République jusqu’au bassin Vauban perdait son nom sur décision du conseil municipal et devenait cours Commandant Fratacci.
Cette initiative, mettant à profit les travaux du triangle des gares, est une grave atteinte à un symbole de la République laïque
: c’est en effet sur requête de l’Église auprès de la « justice » de l’État royal que le Chevalier de La Barre, âgé de 19 ans, était torturé et mis à mort à Abbeville en 1766 pour avoir refusé de
saluer une procession religieuse : cléricaliser l’État conduit à la barbarie. Les récentes affaires de blasphème, allant jusqu’aux procès, à l’initiative de toutes les confessions, nous
rappellent que la laïcité de la République et de sa justice, le meilleur garant de la liberté d’opinion, est menacée de tous côtés. On voit, ailleurs dans le monde, à quel déchaînement de
passions meurtrières conduit le non respect du principe selon lequel la croyance religieuse doit rester cantonnée dans la sphère privée.
En 1794, la Convention réhabilitait le Chevalier de La Barre associant ainsi son nom à la République.
En 1941, l’État français du maréchal Pétain avait fondu la statue de bronze du chevalier de La Barre à Paris sur la demande des
occupants allemands. Détruire un symbole, une statue, a des conséquences très concrètes, et pas simplement symboliques.
En 2005, au Havre la municipalité a décidé d’effacer de nos mémoires un nom qui, depuis 1966, date anniversaire de l’exécution du
chevalier, était attaché à celui de la République, puisque la même artère portait les deux noms de « Cours de la République » et « Cours Chevalier de La Barre ».
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