Mercredi 26 septembre 2007
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Durant la campagne électorale, j'avais reçu un mail me proposant de signer une pétition contre l'instauration de franchises médicales. J'avais naturellement signé et relayé la pétition. Les
pétitionaires organisant des manifestations contre les franchises médicales, j'ai reçu le texte suivant. Je le place sur mon blog, d'autant qu'au Havre, le PCF comme le PS semble avoir du
rassemblement de la gauche "une vue partielle".
Qu'importe, unitaire pour deux s'il le faut, pour trois si c'est nécessaire, le PRG, le MRC et les Verts seront présents à la manifestation havraise organisée à 14h à Coty.
De surcroit, la presse annonce aujourd'hui que le GHH (groupe hospitalier havrais) va supprimer 550 postes d'ici à 2009, il est important de se mobiliser massivement
!
CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES,
POUR L'ACCÈS AUX
SOINS POUR TOUS
MOBILISONS-NOUS LE 29 SEPTEMBRE !
Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer » ainsi que les soins palliatifs.
Plus ça va, plus on fait payer les malades.
D'abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd'hui proposées pour traiter des maladies graves, aujourd'hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se
rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables - responsabilisation, trou de la sécu. - les assurés sociaux doivent payer toujours
plus pour se soi-gner. 1967 déjà : le ticket modérateur - partie non remboursée par la sécurité sociale - devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait
par consultation en passant par les dépas-sements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros
! Pour beaucoup, c'est impossible. De plus, les franchises pour-raient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.
Avec les franchises, les malades paient pour les malades
Les gens qui n'ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c'est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l'instauration de telles franchises, socialement
injustes, économiquement inefficaces et dan-gereuses pour la santé publique. Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être
pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La franchise au début c'est 50 euros, mais après. On voit ce qui se passe : le forfait de 1euro par consultation qui - promis juré - ne
devait pas augmenter et était plafonné à 1euro par jour quel que soit le nombre d'actes peut aller depuis le 1er août jusqu'à 4euros par jour. Les dépassements d'honoraires, ces franchises
occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd'hui peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent.
Les franchises, c'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu
Parce que - riches ou pauvres, jeunes ou vieux. - nous devons tous être égaux dans l'accès aux soins, la France a créé la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon
ses moyens et reçoit selon ses besoins. À l'opposé de ce système solidaire, celui des assurances : selon le niveau - et donc le prix - du contrat, la couverture varie. Ainsi, se développe une
médecine à plusieurs vitesses.
Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé
Il faut d'abord améliorer la prévention des maladies. Transformer les conditions de vie, de travail, d'environ-nement, d'alimentation. autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme
le cancer, le diabète, et peut-être même l'Alzheimer. Notre pays n'a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C'est un choix de société.
Alors, il faut choisir. Soit, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs soit
partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat.
PAS DE LOI SUR LES FRANCHISES
SUPPRESSION DE TOUTES LES FRANCHISES
LE 29 SEPTEMBRE, DANS TOUTE LA FRANCE, NOUS EN
DISCUTERONS.
NOUS SOMMES TOUS PROPRIÉTAIRES DE LA SÉCU.
ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE !
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