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  C'est ma vie... 
J'ai 59 ans, je suis marié, père de 3 enfants, ma vie politique se mêle à mon parcours professionnel. Ajusteur mécanicien, premier métier appris "aux Vikings" le Collège technique du Boulevard Amiral Mouchez. J'ai travaillé aux Corderies de la Seine, à Tréfimétaux et au Thé Lipton où j'ai exercé mes premières responsabilités syndicales. Il n'y avait qu'un syndicat CGT, j'ai appris à l'aimer... puis à le diriger : 90% du personnel était syndiqué ! En 75, j'avais 23 ans, c'est moi qui ai mené la lutte (victorieuse) pour l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes en occupant l'usine pendant 22 jours... et 22 nuits ! J'ai été heureux d'être permanent syndical pendant 10 ans puis membre du cabinet des élus (PS-PRG) à la Mairie du Havre. A 42 ans j'ai entrepris des études supérieures qui m'ont permis d'obtenir une maîtrise de sociologie. J'ai alors été responsable d'un chantier d'insertion avant d'accepter, d'être l'assistant parlementaire de Paul Dhaille le député de la circonscription la plus ouvrière de la Seine Maritime (6e circonscription de 1997 à 2002). Après 2,5 ans de chômage, j'ai créé mon propre emploi en "montant "une association nationale de formation d'élu-es dont je suis fier qu'elle détienne maintenant l'agrément ministériel. Depuis 2009 je suis Conseiller Municipal du Havre, je siège dans le groupe Socialiste, Radical de Gauche, Vert. "La vie continue, je reste animé de la même ambition : à la seule force des convictions, faire gagner la Gauche, pour que ENSEMBLE la vie soit plus belle, plus fraternelle et plus heureuse pour tous."

Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 16:29
Lettre à M. Tandja, président du Niger

Par Sophie R le vendredi 11 janvier 2008, 23:04
Le Monde.fr - Le 7/01/2008
Pour signer la pétition en ligne, cliquez ICI

Depuis déjà quinze jours, les journalistes Thomas Dandois et Pierre Creisson attendent en cellule d'être jugés pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Ce pays dont ils auraient mis en péril la sécurité est celui que vous présidez, la République du Niger. Ils ont violé les règles que vous avez fixées aux journalistes étrangers en se rendant dans une zone interdite. Ils le savent. Les autorités nigériennes les ont fait arrêter...

Ne croyez pas que nous ignorons la situation dans laquelle votre pays se trouve aujourd'hui : des dizaines de soldats ont perdu leur vie dans les attaques que le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) a menées contre l'armée nigérienne. Leurs familles sont en deuil et méritent le respect. Leur chagrin est celui de victimes et leur colère est légitime.

Le 3 février 2007, un groupe armé jusque-là inconnu a attaqué la caserne de l'armée nigérienne à Iférouane, dans la région de l'Aïr, tuant trois militaires. Quelques jours plus tard, ce coup d'éclat sanglant était revendiqué par le MNJ, qui se présente comme un mouvement politico-militaire touareg. Cet épisode meurtrier a été suivi par d'autres. Les rebelles ont posé des mines. Des convois de ravitaillement sont tombés dans des embuscades. Les attaques se sont multipliées dans cette région où se trouvent les mines d'uranium, qui est la principale ressource de votre pays. La zone a été fermée. Depuis ces événements, la presse nationale et internationale n'est pas autorisée à se rendre dans la région.

Nous savons que la démocratie nigérienne a été mise en péril par ces actes de violence. Depuis quinze jours, nous n'avons eu de cesse de répéter que le Niger est un Etat souverain et démocratique, avec une presse libre. Nous avons expliqué que son Parlement a mis un terme, dans les règles démocratiques, au mandat de l'ancien premier ministre Hama Amadou au terme d'un débat qui a passionné les Nigériens. Nous avons parlé de la foule de journaux, de radios et de télévisions privées qui, chaque jour, rendent compte de l'actualité du pays, n'hésitant pas à égratigner le pouvoir. Nous avons dit et redit que les magistrats nigériens étaient fiers de leur indépendance.

C'est précisément pour comprendre ce coup de tonnerre dans un ciel calme que Thomas et Pierre ont trompé les services du ministère nigérien de la communication et sont allés enquêter sur le groupe armé qui, dans les montagnes du Nord, conteste par la violence l'autorité de l'Etat nigérien.

Pour comprendre et non pour glorifier. Lorsqu'ils ont été arrêtés, ils étaient en route pour Niamey, où ils avaient prévu d'écouter et de filmer les membres de votre gouvernement. Ils n'entendaient pas priver le Niger de son droit à la parole, ils voulaient au contraire montrer tous les aspects de la crise. Et si Thomas et Pierre sont allés au-delà de ce qui leur était autorisé, ce n'était pas pour soutenir la rébellion, mais pour vérifier. Leur intention était de faire un film pour que les téléspectateurs d'Arte n'en restent pas aux schémas stéréotypés trop souvent énoncés sur l'Afrique et ses guerres. Ils n'étaient pas prêts à se contenter des raccourcis faciles, des sympathies irresponsables et désincarnées pour des rébellions armées.

Nous savons que, au fond de leur cellule, Thomas et Pierre expriment le même besoin de s'expliquer. Nous prenons la parole en leur nom, sachant qu'ils craignent d'avoir offensé le peuple du Niger qu'ils étaient venus filmer. Aujourd'hui, ils sont en prison et nous voulons vous convaincre de les renvoyer au plus tôt en France. Vous en avez le pouvoir, sans pour autant vous immiscer dans le cours de la justice. Nous savons qu'ils diront publiquement que la crise que traverse le Niger ne se résume pas à quelques clichés. Que la réalité est complexe et les enjeux plus importants que la conservation ou la conquête du pouvoir. Que le Niger est blessé et que le remède à appliquer d'urgence s'appelle la vérité. Et rien qu'elle.

Marc Dandois, frère de Thomas Dandois ;
Jean-Michel Creisson, frère de Pierre Creisson ;
Sébastien Camicas, associé de Thomas Dandois et Pierre Creisson ;
Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières.
Source : Le Monde.fr

Soutien à Pierre Creisson et Thomas Dandois, appel de Florence Aubenas, 13.01.2007 17h00 Trocadéro Paris - kewego
Soutien à Pierre Creisson et Thomas Dandois, appel de Florence Aubenas, 13.01.2007 17h00 Trocadéro Paris - kewego
Soutien à Pierre Creisson et Thomas Dandois, appel de Florence Aubenas, 13.01.2007 17h00 Trocadéro Paris - kewego
Thomas Dandois et Pierre Creisson, respectivement journaliste et cameraman de l'agence Camicas Productions, en reportage au Niger pour la chaîne franco-allemande Arte, ont été arrêtés le 17 décembre en compagnie de leur chauffeur Al Hassane.Ils sont accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat, et risquent la peine de mort, "pour avoir tenté de réaliser un reportage sur la rébellion touareg dans le nord du pays".Le comité de soutien des journalistes appelle la profession à se rassembler dimanche à 17H00 sur l'esplanade du Trocadéro à Paris pour "exprimer sa solidarité" envers les deux reporters et leur chauffeur.Le mot d'ordre de ce rassemblement est strict: pas de banderoles, pas de dénonciation publique, pas de manifestation d'agressivité à l'égard du gouvernement nigérien pétition sur http://pierre.thomas.alhassane.info

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