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  C'est ma vie... 
J'ai 59 ans, je suis marié, père de 3 enfants, ma vie politique se mêle à mon parcours professionnel. Ajusteur mécanicien, premier métier appris "aux Vikings" le Collège technique du Boulevard Amiral Mouchez. J'ai travaillé aux Corderies de la Seine, à Tréfimétaux et au Thé Lipton où j'ai exercé mes premières responsabilités syndicales. Il n'y avait qu'un syndicat CGT, j'ai appris à l'aimer... puis à le diriger : 90% du personnel était syndiqué ! En 75, j'avais 23 ans, c'est moi qui ai mené la lutte (victorieuse) pour l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes en occupant l'usine pendant 22 jours... et 22 nuits ! J'ai été heureux d'être permanent syndical pendant 10 ans puis membre du cabinet des élus (PS-PRG) à la Mairie du Havre. A 42 ans j'ai entrepris des études supérieures qui m'ont permis d'obtenir une maîtrise de sociologie. J'ai alors été responsable d'un chantier d'insertion avant d'accepter, d'être l'assistant parlementaire de Paul Dhaille le député de la circonscription la plus ouvrière de la Seine Maritime (6e circonscription de 1997 à 2002). Après 2,5 ans de chômage, j'ai créé mon propre emploi en "montant "une association nationale de formation d'élu-es dont je suis fier qu'elle détienne maintenant l'agrément ministériel. Depuis 2009 je suis Conseiller Municipal du Havre, je siège dans le groupe Socialiste, Radical de Gauche, Vert. "La vie continue, je reste animé de la même ambition : à la seule force des convictions, faire gagner la Gauche, pour que ENSEMBLE la vie soit plus belle, plus fraternelle et plus heureuse pour tous."

Vendredi 13 janvier 2006 5 13 /01 /Jan /2006 09:46

La presse havraise rend compte dans son édition du jeudi 12 janvier de la dernière réunion du comité de suivi des ACH. (Atelier et Chantiers du Havre). Quelle n'est pas notre surprise de voir, sous la plume du rédacteur de l'article, que ce serait le Gouvernement Jospin qui aurait programmé la fermeture des ACH : "Mentez, mentez, il en restera toujours quelques choses". Comme le disait alors Paul Dhaille, Député de la circonscription où se trouvaient les chantiers, les Radicaux de Gauche l'affirment de nouveau : ceux qui avaient programmé la fermeture des chantiers de construction navale au Havre ce sont les actionnaires de l'entreprise. A preuve ? Aucun investissement lourd depuis plus de 10 ans, aucun service commercial, aucun service qualité. Ils attendaient tout de l'Etat. Il faut dire que de Barre à Balladur tous les premiers Ministres de Droite, tous les responsables politiques de la droite Havraises au PCF, tous navigaient dans une sorte d'économie virtuelle : les ACH s'engageaient dans la construction d'un navire, ils cassaient les prix pour avoir le marché ... et se retournaient vers l'Etat pour qu'il paye la différence !!! Voilà une réalité qui satisfaisait à la fois la droite, les actionnaires et les communistes ! Tout le monde était content : on défendait l'emploi... sur le dos des contribuables ! Car l'addition est lourde. Rien que sous le gouvernement Jospin, l'Etat a versé plus de 3,5 milliards de francs ! jusqu'où allait ce "système" ? chaque fin de mois Dominique StrausKhan, Ministre des Finances, signait un chèque à l'entreprise pour que les salariés soient payés !!! Deux solutions apparaissaient alors : où on nationalisait les ACH, ce que Paul Dhaille a demandé, où on mettait fin à une situation dont chacun avait conscience qu'elle ne pouvait plus durer. Comme personne ne demandait la nationalisation (ni la Cgt, ni le Pcf) alors le gouvernement Jospin a pris ses responsabilités en décidant d'agir à la fois sur la politique industrielle locale et en finançant un plan social de très haut niveau.* Un chargé de mission du 1er ministre était nommé (Michel Bove) et un très audacieux plan de réindustrialisation était mis en place. Enfin on remettait la vie économique et industrielle sur ses pieds : la puissance publique aidait les entreprises à investir dans l'emploi et l'aménagement du territoire. Aujourd'hui les résultats sont là : les 900 salariés ont tous trouvés une solution, soit en terme de reclassement et donc d'emploi, soit de retraite...et d'autres activités ont vu le jour. Epilogue : il est stupide de ne pas prendre en compte le gâchis organisé par les actionnaires, la souffrance de tous les salariés devant la perte de leur travail, la fin de la navale havraise comme élément structurant de la mémoire collective locale. Mais à désigner l'Etat et ici le Gouvernement de L. Jospin comme l'instigateur de tous les maux qui ont frappé Le Havre et les Havrais, est un mensonge, une imposture et malhonnêteté intellectuelle. *la preuve ? 4 ans plus tard, la droite rtevenue aux affaires, une autre grande entreprise havraise (Trouvay Cauvin) fermait ses portes, les salariés demandaient à bénéficier des avantages identiques... mais la droite n'est pas la Gauche et ces salariés là, durent se contenter des minimas de la convention collective !!!


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