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LE HAVRE A GAUCHE !
Le blog d'Yves BERTRAND, Conseiller Municipal du Havre,
Président Régional du Parti Radical de Gauche
yves.bertrand1@club-internet.fr
Pendant qu'on nous explique à longueur de journée qu'une terrible crise économique secoue le monde de la finance, par extension l'économie mondiale et qu'on peut déjà en voir les premiers effets sociaux avec la brutale hausse du chômage. Les banquiers continuent à se gaver, et on nous explique que l'argent du contribuable doit venir à leur secours.
Le journal Le Monde rapporte dans son édition du 11 octobre “l'indécent déjeuner à 150 000 euro de Fortis”. Ainsi Fortis, qui a frôlé la faillite, sauvée grâce à 11 milliards d'euros versés par la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, et rachetée lundi par BNP-Paribas, a organisé un repas opulent pour une cinquantaine de courtiers indépendants à Monaco à 3000 euro le couvert…
D'après le site belge 7sur7, Dexia a également organisé cette semaine une réception dans la principauté de Monaco. En effet, alors que Fortis Insurance donnait rendez-vous vendredi à 50 invités pour son lunch à 150 000 euro au sein du luxueux hôtel Louis XV, Dexia organisait non loin de là, jeudi soir, une fête réunissant plus de 200 invités.
De son côté l'Unedic a confirmé jeudi les informations parues la semaine dernière dans “Le Point” et rapportées sur le site de RMC selon lesquelles des traders français de la City, après avoir perdu leur emploi à Londres, recevaient de l'assurance-chômage des indemnités allant jusqu'à 6.366 euros par mois. On se souvient tous des airs méprisants de ses petits princes de la finance qui dénonçaient régulièrement des les reportages télé les charges excessives en France… et qui vantaient le modèle Britannique.
Enfin, d'après le journal 20Minutes, malgré la crise, le PDG de la Société générale, Daniel Bouton, aurait gagné 1,3 million d'euros en 4 mois. Il est quand même utile de rappeler au passage que plombée par la crise financière comme les autres valeurs bancaires et touchée par l’affaire Kerviel, l'action Société générale a perdu plus de 25% ces six derniers mois à la Bourse de Paris.
Ces comportement immoraux en plein de coeur de la crise doivent nous conduire à nous interroger sur les contreparties que les Etats vont mettre à leurs plans de sauvetages! Il est parfaitement anormal que l'on trouve des milliards pour sauver la peau de quelques banquiers qui se sont goinfrés pendant des années et qu'on chipote sur le financement du RSA.