Mardi 6 juin 2006
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Presse locale : la réorganisation
fait de nouvelles victimes !
Depuis quelques semaines j'ai remarqué que la presse locale s'est "enrichie"... d'uniformité. Hier il y avait des éditions plus locales... aujourd'hui, avec le même nombre de pages on a toutes les informations de l'arrondissement du Havre : la vallée du Commerce, Fécamp, le pays de Caux ... Des économies sont donc réalisées...
Hier lundi, cette petite lettre de mon marchand de journaux, au moment où je lui payais le journal et le portage du mois de juin, m'indique qu'une nouvelle étape est franchie :
"Depuis de nombreuses années pour certains, la PRESSE DE SAINTE CECILE livre à votre domicile le quotidien havrais et nous tenons à vous remercier de votre fidélité. En octobre 2005, la Presse Havraise a réorganisé ses structures et a souhaité reprendre en direct l'ensemble du portage ; pour nous "inciter" à abandonner cette activité, elle a réduit notre commission de 4% qui couvrait une partie du salaire des porteurs. Depuis cette date, l'activité portage est donc déficitaire et malgré notre insistance, nous n'obtiendrons pas gain de cause quant au rétablissement de cette commission. de ce fait, c'est avec beaucoup de regrets que nous nous voyons contraints d'abandonner le portage à compter du 01/07/2006. Bien entendu, le magasin restera à votre entière disposition pour tous les services habituels, presse nationale et publications, les jeux de grattage, les tickets de bus, les timbres, les cartes de téléphone, la papeterie, les piles, les cadeaux, les photocopies..."'
Voilà ce qui s'appelle de la concertation : on décide de réduire la commission des vendeurs de proximité et on contraint les lecteurs à s'abonner en payant par... prélèvement automatique.
Je regrette ces méthodes, elles me renforcent dans mon opinion : la presse normande est vraiment, financièrement, malade. Mais à ne pas s'interroger sur son contenu rédactionnel, en faisant, seulement, des économies en se privant de ses vastes réseaux de relais locaux, on ne regarde que la rentabilité financière immédiate ! La presse havraise, comme toute la PQR (presse quotidienne régionale) doit revoir sa copie si elle veut continuer de vivre.
A moins, d'avoir déjà décidé que les lecteurs sont de trop !
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